Mardi 8 décembre 2009
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Le politologue Roland Cayrol juge que face à une alliance entre écologistes, centristes et socialistes, l’UMP
dispose d’une faible réserve de voix. Une donnée qui pourrait se retourner contre le président de la République.
Ségolène Royal a-t-elle réussi son coup ?
Roland Cayrol. Oui, comme d’habitude.
Cette question des alliances est au centre des débats et des non-dits chez l’ensemble des forces politiques, et singulièrement au Parti socialiste. Ségolène Royal a simplement fait
un pas de plus en avant, c’est bien vu. La direction du PS, Martine Aubry en tête, avait l’air de ne plus considérer comme tabou un accord avec le centre au second tour des régionales. Alors
pourquoi pas dès le premier tour, demande tout simplement Royal ? Compte tenu du risque d’éparpillement des voix, ça paraît logique d’afficher clairement la couleur avant le
scrutin.
Cette alliance entre la gauche et le centre dont tout le monde parle est-ce le cauchemar de Nicolas Sarkozy
?
Oui. Il doit chercher à l’éviter à tout prix. Si on prend la logique des élections à deux tours qui prévaut sous la
Ve
En 2012, peut-on assister à une ligne « tout sauf Sarkozy » ?
C’est encore un peu tôt pour le dire. Tout dépendra de la conjoncture et de son bilan. Pour le moment, il n’est pas
jugé bon par une majorité de Français. Mais dans deux ans, la situation se sera peut-être améliorée et il apparaîtra comme le sauveur du pays. Quoi qu’il en soit, d’un point de vue électoral,
l’arc central regroupant centristes, écologistes et socialistes est évidemment une menace très sérieuse pour Nicolas Sarkozy. République, il ne suffit pas d’être en tête au premier, il
faut rassembler au second pour gagner. Or l’UMP, qui regroupe déjà plusieurs sensibilités différentes, n’a pas beaucoup de réserve de voix. Ce qui peut évidemment la handicaper pour les élections
à venir.
Source : Le Parisien.
Par Jeunes d'Avenir 76
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Publié dans : Articles de la presse
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