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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 17:11

 

Pour lancer une nouvelle année politique sur mon blog, je vous publie en avant première l'article des Jeunes d'Avenir Haute - Normandie / Justice (MJS) que vous pourrez lire dans le journal qui sera distribué lors de l'université d'été du PS à La Rochelle par les jeunes socialistes de notre sensibilité.

Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésiter pas à apporter vos contributions au débat . . .


France - Jeune : un bizutage national

 

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Alors que nous vivons dans une société qui met le jeunisme en avant, les jeunes ne parviennent pas à trouver leur place dans celle-ci.

 

Aucun cadeau

 

Tout se joue à l’école, or aujourd’hui le constat est sévère sur notre modèle éducatif comme le montre le rapport de la Cour des Comptes du 12 mai 2010. « La France est un des pays où le destin scolaire sont le plus fortement corrélés aux origines sociales ». La situation est difficile, aggravé par les réductions de moyens, mais si nous voulons que l’école retrouve son rôle central dans la formation du futur citoyen il faut oser des réformes radicales de l’éducation nationale : repenser les programmes, les pédagogies et l’organisation de l’école, rétablir un lien de confiance entre les enseignants et les parents. L’échec dans leur formation se ressent au moment de se lancer dans le marché du travail.


L’emploi des jeunes est marqueur de cette situation. Avec 23% des jeunes au chômage, la France se classe parmi les pays au taux le plus élevé. Tout jeune entend toujours les mêmes arguments : pas assez d’expérience, diplôme trop élevé pour le poste, ou pas assez de diplôme. Rien ne convient jamais. Pendant ces premières années le jeune est obligé de vivre dans la précarité de l’emploi : d’intérim en CDD en passant par le chômage. Cette précarité rend l’installation dans la vie compliquée : difficulté à trouver un logement, difficulté à s’assumer. Alors que nous pensons vivre dans un état providence surabondant : rien n’est prévu pour les jeunes avant leurs 25 anniversaires. Mais comment font-ils avant ? L’aide parental se révèle absolument nécessaire, or il y a des inégalités en fonction de la situation parentale. C’est pourquoi il nous faut repenser notre politique sociale dans leur direction en proposant une allocation qui leur permettra d’être autonomes, de se responsabiliser.


Un autre défi concernant est de changer le regard que la société porte sur eux

 

Le jeune : loin des clichés


Caricaturalement beaucoup voit les jeunes comme on peut les voir dans certains reportages ou films. Or ils ne sont pas enfermés dans leur bulle, ils vivent la réalité de la situation du monde et de notre société. Pourtant les préjugés ont la vie dure. Il est tant de montrer tous ces jeunes qui s’investissent dans les associations, consacrent un peu de leur temps à venir en aide aux autres, s’engagent en politique. Et si nous voulons collectivement changer le regard sur notre jeunesse, l’exemple doit venir d’en haut et notamment de nos homme et femmes politiques. Le réforme de notre république par le mandat unique permettra à des jeunes d’accéder à des responsabilités politiques, et de montrer à tous leur détracteurs qu’ils ont quelques chose à apporter à la société.


Bien entendu la jeunesse n’est pas une catégorie homogène, certains s’en sortent plus facilement dans la vie alors que d’autres doivent affronter bien plus de difficulté. La jeunesse des banlieues est l’exemple de cette jeunesse cumulant les handicaps. Elles trainent les clichés de la jeunesse mais aussi celle de la banlieue, alliée au racisme et discrimination sur un prénom à consonance étrangère par exemple. N’oublions pas qu’il y a cinq ans des émeutes montraient le visage de ces Français non considéré comme tel, brandissant leur carte d’identité. Ils demandaient à ce que la République les respecte. Depuis rien n’a été fait pour eux. Leur cri est resté lettre morte. C’est pourquoi nous ne pensons pas que cela soit le conflit des générations qui nous menace, mais bien plus grave est l’ignorance intergénérationnelle, le « tu ne t’occupe pas de moi, je ne m’occuperai pas de toi ». Cette situation met en danger la cohésion nationale et la fraternité qui unit chacun des citoyens. Il nous faut imaginer de nouveau lien entre les générations afin que chacun apprenne de l’autre comme les personnes en retraite mettant les expériences au service de la collectivité en échange de services.

 

Donc les jeunes subissent cette situation, elle est due au manque aux mauvaises réformes accumulées depuis près de dix ans et au manque de réformes structurelles de notre société. Bien plus qu’une politique catégorielle, une politique de jeunesse ne suffira pas à résoudre ce problème qui est d’ordre sociétal. Il s’agit de changer le regard de la société sur la jeunesse, qui doit se tourner vers eux afin de leur offrir les meilleurs conditions de réussite. Il s’agit de basculer dans la république du respect, vis-à-vis des jeunes car ne sont ils pas à tous notre avenir ?

 

Nous contacter : contactjda76@gmail.com ou claudel-jda76@hotmail.fr


Par Jeunes d'Avenir 76 - Publié dans : Jeunesse - Communauté : Jeunes d'Avenir
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